Mémoires d'un clone ; Chapitre 4

Publié le par Aralas

Par Aralas:

Chapitre 4 : Infirmerie



FK 187 essayait d’ouvrir les yeux mais la lumière au dessus de lui était trop intense. Il pouvait entre apercevoir différentes personnes autour de lui mais tout était flou. D’après les voix qu’il arrivait a distinguer, chose non aisée car il semblait avoir une forte cohue dans la pièce, il se trouvait dans un bloc opératoire. Il ne sentait plus son corps mais au moins, se dit-il, il était en vie. Une voix grave se fit entendre juste au dessus de lui.
- Il se réveille, réinjectez lui une dose de produit anesthésiant.
Tout était noir, FK 187 venait de replonger dans un sommeil artificiel.

Un crie le fit sortir de son sommeil. Malgré une lumière toujours vive, il réussi a distinguer ce qui l’entourait. Il était dans une grande salle entouré d’autres soldats clones qui avaient aussi été blessés, plus ou moins gravement. Des médecins et infirmiers semblaient virevolter parmi les lit de blessés. Quand il essaya de se redresser, une douleur intense se fit ressentir dans son épaule. Cette dernière était entouré de bandelettes imprégnées dans du bacta, cette substance miracle qui soignait quasiment tout type de blessure. Un crie se fit a nouveau retentir. C’était un clone non loin de FK 187 qui avait l’aire gravement blessé. Une infirmière arriva près de lui pour lui administrer un calmant. Plusieurs minutes passèrent, parmi les cries et l’odeur caractéristique des blessures faite par des blasters, cette odeur de chaire brulée. FK 187 avait repéré un hublot a quelques mètres a sa droite. On pouvait apercevoir la planète Géonosis en contre bas. Il préférait regarder par ce hublo que de faire face a la souffrance de ses frères tout autour de lui.
Quelques heures plus tard, alors qu’il commençait a somnoler, une infirmière s’approcha de lui. Une infirmière de type humaine apparemment. Elle s'arrêta au bord de son lit et consulta sa fiche de soin sans prêter grandement intention a FK 187.
- Avez vous mal a votre épaule ? demanda-t-elle
- Négatif.
- D’autres douleurs a signaler ?
Il se redressa sur son lit tant bien que mal.
- Rien a part quelques maux de tête.
- C’est normal, vous vous êtes réveillé pendant l’intervention et nous avons donc du vous ré anesthésier.
- D’accord.
Elle redressa sa tête et croisa les yeux du clone. Elle le fixa juste quelques secondes et replongea dans la fiche de soin.
- Bon, vous resterez ici normalement 3 jours avant de réintégrer votre unité
FK 187 savait qu’il avait perdu quasiment toute son unité mais ne répondit pas.
- Compris.
- Je repasserai plus tard.
Et elle s’éloigna vers un autre clone blessé. Cette femme avait éveiller un sentiment étrange pour FK 187, mais il n’arrivait pas a savoir quoi.

Les heures passèrent dans la grande salle. On avait servit aux clones les moins blessés des repas, sortes de bouillie sans gout mais contenant ce dont un corps a besoin, et maintenant que la salle avait été plongé dans une semi obscurité, FK 187 tentait de trouver le sommeil malgré quelques cries de douleurs de la part de certaines clones gravement touchés. Il pensait a tout les moments qu’il avait vécu jusqu'à là, l’attaque du bunker, le jedi, les capitaines clones contre les droidékas… il ne savait même pas depuis combien de temps il était a l’infirmerie, pas plus d’une journée pensait-il. Trois infirmières circulaient dans la salle, pour surveiller et essayer de calmer certains clones. Lui au contraire se sentait serein, et sans savoir vraiment pourquoi il repensait souvent à l’infirmière qui était venu lui rendre visite quelques heures plus tôt. Quand il y repensait, dans sa courte existence sur Kamino, il n’avait jamais vu de femmes, autre que sur des images. Ces clones n’étaient prévu de tout façon que pour le combat et les relations entre différentes autres espèces n’avait jamais été prit en compte.

Il fut réveillé plusieurs heures plus tard l’infirmière de la veille qui était venu changer son bandage. Elle l’aida a s’asseoir pour qu’elle puisse correctement enlever le bandage.
- La blessure semble saine, le bacta a bien agis.
Il ne lui répondit pas. En fait il n’osait même pas la regarder, dès qu’elle croisait son regard il se sentait obligé de baisser les yeux sans savoir pourquoi.
- Un problème ? lui demanda t-elle
- Non, répondit-il un peut précipitamment.
Elle finit de lui placer son nouveau bandage et s’éloigna. Le clone se rallongea, changer le bandage avait été un peut douloureux pour son épaule, mais il n’avait rien dit à l’infirmière car un clone se devait de résister a la douleur.
La journée se déroula parmi l’arrivée de nouveaux soldats clones et la remise sur pied d’autres. La bataille pour Géonosis était apparemment finit et le vaisseau infirmerie avait quitté l’orbite de la planète. La République devait avoir gagnée pensait FK 187. Mais il avait aussi le pressentiment que la guerre ne faisait que commencer. Dans la salle, aucun des clones ne parlaient. De toute manière, les soldats clones ne parlaient que très rarement ensemble, il n’avait pas de personnalité propre, ils ne devaient qu’obéir aux ordres.
La journée se passa plus calmement que la veille, les équipes médicales s’occupaient maintenant d’opérations sur des clones gravement blessés. On pouvait remarquer d’ailleurs que certains clones qui partaient pour le bloc ne revenait plus. Pendant que tous les autres soldats présent étaient allongés sur leur lit, FK 187 lui s’était mis debout en face du hublot, bien qu’on ne pouvait pour le moment rien apercevoir, le noir de l’espace lui permettait de repenser a certaines choses. Une personne s’approcha de lui. Quand il se retourna il vu l’infirmière a quelques mètres de lui. Cette dernière se rapprocha et se mit a coté de lui en observant elle aussi par le hublot. Ils restèrent quelques minutes ainsi, dans le silence.
- On va arriver demain sur une planète de la République, dit l’infirmière
Le clone savait ce que cela signifiait, il allait repartir en combat. 
- Quand vous serez de nouveau dans votre unité, vous allez quand même devoir garder un bandage pendant quelques jours, lui dit elle.
- Compris, répondit-il.
- Venez il faut que je vous change celui de se matin.
Ils s’assirent sur le lit et le bandage fut remplacé. La douleur avait été moins intense qu’au matin. Mais elle resta quelques minutes à côté de son patient. Et soudainement elle l’embrassa.
- Pourquoi ? balbuta le clone
- Vous êtes différent.
- Mais pourtant…
- Oui je sais vous êtes vous aussi un clone. Mais ce sont vos yeux.
- Mes yeux ?
- Ils sont habités par la vie, pas comme vos frères.
Elle partit laissant le clone assit sur son lit ne sachant quoi faire.

Le lendemain matin c’est une autres infirmière qui changea son bandage et il pu en fin d’après midi quitter le vaisseau infirmerie. Mais il n’avait pas revu son infirmière, même sur le quai. 

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